Constipation
On parle de constipation dès lors que le nombre de selles descend sous trois par semaine, qu'elles sont dures, sèches ou difficiles à évacuer. Si un épisode occasionnel se règle souvent avec quelques ajustements alimentaires, une constipation chronique ou résistante appelle une réponse médicamenteuse adaptée — et surtout ciblée, car tous les laxatifs ne fonctionnent pas de la même façon ni dans les mêmes situations.
La Pharmacie Veau de Tournus, officine française agréée ARS, vous propose une sélection complète de laxatifs sans ordonnance — osmotiques, stimulants, lubrifiants, de lest et par voie rectale — ainsi que des solutions naturelles à base de plantes et de compléments de fibres, expédiés depuis notre pharmacie de Bourgogne en 24 à 72h partout en France et à l’étranger. Notre équipe de pharmaciens est disponible pour vous aider à identifier le laxatif le plus adapté à votre situation.
La constipation est souvent liée à d'autres inconforts digestifs : elle favorise les hémorroïdes, les ballonnements et les maux de ventre. Consultez ces catégories pour une prise en charge globale de votre confort intestinal.
Trouvez enfin le bon laxatif selon votre profil et ne plus subir un transit paresseux.
Quels sont les différents types de laxatifs sans ordonnance et lequel choisir ?
Il existe cinq grandes familles de laxatifs en automédication, chacune avec un mécanisme d'action distinct.
- Les laxatifs osmotiques (Forlax, Movicol, Transipeg, à base de macrogol ou lactulose) attirent l'eau dans l'intestin pour ramollir les selles et augmenter leur volume : ce sont les plus recommandés pour la constipation chronique car bien tolérés sur la durée, avec un effet en 24 à 48 heures.
- Les laxatifs stimulants (Dulcolax, Contalax, à base de bisacodyl ou de séné) irritent la muqueuse intestinale pour en accélérer la motricité : ils sont efficaces en 6 à 10 heures mais réservés à un usage ponctuel, car un usage prolongé peut provoquer une paresse intestinale.
- Les laxatifs lubrifiants (Lansoyl à base de paraffine) enrobent les selles pour faciliter leur glissement vers le rectum, avec un effet en 6 à 12 heures.
- Les laxatifs de lest (Spagulax, à base de psyllium ou ispaghul) augmentent le volume et l'hydratation des selles grâce aux fibres mucilagineuses : idéaux en traitement de fond, leur efficacité nécessite une hydratation suffisante.
- Enfin, les laxatifs rectaux (suppositoires à la glycérine ou au bisacodyl) agissent localement en 5 à 60 minutes pour les constipations terminales, où les selles s'accumulent dans le rectum.
Constipation occasionnelle ou chronique : quelle différence dans la prise en charge ?
La constipation occasionnelle — liée à un voyage, un changement alimentaire, une période de stress ou un alitement passager — se traite par un laxatif ponctuel (osmotique ou stimulant en cure courte) combiné à une hydratation accrue et une reprise alimentaire riche en fibres. Elle se résorbe généralement en quelques jours sans risque.
La constipation chronique, présente depuis plus de trois mois avec moins de trois selles par semaine de façon régulière, nécessite une approche différente : les laxatifs osmotiques à base de macrogol (Forlax, Movicol) sont privilégiés car ils peuvent être utilisés sur le long terme sans risque de dépendance ni d'effet rebond. Les laxatifs stimulants sont à éviter en chronicité car ils peuvent provoquer une paresse colique. Dans les deux cas, les mesures hygiéno-diététiques — hydratation, activité physique, augmentation des fibres — restent le socle indispensable.
Quels remèdes naturels et plantes contre la constipation ?
Plusieurs actifs naturels sont reconnus pour leurs propriétés laxatives douces.
- Le psyllium blond (ispaghul) est la référence des laxatifs de lest végétaux : riche en fibres solubles mucilagineuses, il augmente le volume des selles et favorise le transit sans irriter l'intestin — à prendre impérativement avec un grand verre d'eau.
- Le séné et la bourdaine sont des plantes stimulantes aux effets plus puissants, présentes dans de nombreuses tisanes transit (Boldoflorine, tisane provençale) : réservées aux usages ponctuels.
- Les pruneaux et le jus de pruneaux restent un laxatif alimentaire naturel efficace, riche en sorbitol et en fibres.
- L'huile d'olive à jeun (une cuillère à soupe le matin) lubrifie doucement l'intestin. Les tisanes de mauve, de rhubarbe ou de guimauve apaisent la muqueuse tout en facilitant le transit. Retrouvez ces solutions dans notre sélection de phytothérapie digestion et transit.
Les suppositoires à la glycérine sont-ils efficaces et sans danger ?
Oui, les suppositoires à la glycérine sont parmi les laxatifs rectaux les plus doux et les mieux tolérés. Ils agissent localement en ramollissant les selles présentes dans le rectum et en stimulant le réflexe de défécation, généralement en 15 à 30 minutes. Ils sont indiqués pour les constipations terminales ponctuelles et peuvent être utilisés chez l'adulte, la femme enceinte (sur avis du pharmacien) et l'enfant selon le dosage adapté. Ils ne traitent pas une constipation haute d'origine colique et ne doivent pas être utilisés de façon répétée car ils peuvent, à la longue, réduire le réflexe naturel d'exonération. Pour une constipation récurrente ou chronique, un laxatif osmotique oral reste plus approprié.
Peut-on prendre des laxatifs pendant la grossesse ?
La constipation est l'un des troubles digestifs les plus fréquents pendant la grossesse, favorisée par la progestérone qui ralentit le transit et par la pression utérine sur l'intestin.
Les laxatifs osmotiques à base de macrogol (Forlax, Movicol) sont considérés comme les plus sûrs pendant la grossesse car ils ne sont pas absorbés par l'organisme et n'agissent qu'au niveau intestinal local.
Les suppositoires à la glycérine peuvent également être utilisés ponctuellement. Les laxatifs stimulants à base de bisacodyl ou de séné sont en revanche déconseillés pendant la grossesse, notamment au premier trimestre, en raison d'un risque de contractions utérines. Les laxatifs lubrifiants (paraffine) sont déconseillés sur le long terme car ils réduisent l'absorption des vitamines liposolubles. Consultez systématiquement votre pharmacien ou votre médecin avant toute prise de laxatif pendant la grossesse.
Constipation chez l'enfant et le nourrisson : quels traitements utiliser ?
Chez le nourrisson allaité, quelques jours sans selles sont normaux et ne constituent pas nécessairement une constipation. Chez l'enfant plus grand, on parle de constipation dès lors que les selles sont dures, douloureuses ou peu fréquentes. Les laxatifs osmotiques pédiatriques (Forlax enfant, Movicol pédiatrique) dosés spécifiquement pour l'enfant sont le traitement de référence à partir de 6-8 ans selon les formulations. Les suppositoires à la glycérine existent également en format enfant et nourrisson pour les constipations terminales. La paraffine liquide (Lansoyl) peut être utilisée chez l'enfant à partir de 6 ans. Les laxatifs stimulants sont généralement déconseillés chez l'enfant sans avis médical. En parallèle, veillez à une bonne hydratation, à des repas riches en fibres (légumes, fruits, céréales complètes) et à une activité physique régulière. Consultez un médecin si la constipation est douloureuse, s'accompagne de saignements ou persiste malgré le traitement.
Alimentation et constipation : que manger pour relancer le transit ?
L'alimentation est le premier levier avant tout traitement médicamenteux. Augmentez progressivement les apports en fibres alimentaires en privilégiant légumineuses (lentilles, pois chiches), céréales complètes (avoine, pain complet, riz brun), légumes cuits (courgettes, épinards, carottes) et fruits riches en fibres (kiwi, pruneaux, figues, poires). Le kiwi, consommé le matin à jeun, est particulièrement efficace sur le transit grâce à son actinidine. Pensez à vous hydrater suffisamment : 1,5 à 2 litres d'eau par jour sont indispensables pour que les fibres exercent pleinement leur effet de gonflement. L'activité physique régulière — même une marche de 30 minutes par jour — stimule le péristaltisme intestinal. Évitez les aliments constipants comme le riz blanc, les bananes mûres, le chocolat ou les viandes rouges en excès. Un complément de fibres à base de psyllium ou d'inuline peut compléter utilement l'alimentation si vos apports restent insuffisants.
Les probiotiques aident-ils contre la constipation chronique ?
Certaines souches probiotiques ont montré un effet positif sur le transit intestinal paresseux. Bifidobacterium lactis et Lactobacillus reuteri sont les souches les mieux documentées pour augmenter la fréquence des selles et améliorer leur consistance dans la constipation chronique. Les probiotiques agissent en rééquilibrant le microbiote, en stimulant la production d'acides gras à chaîne courte qui activent la motricité colique, et en réduisant le temps de transit. Leur bénéfice est progressif et nécessite une cure d'au moins 4 semaines pour être évalué. Ils sont particulièrement pertinents en cas de constipation post-antibiotique ou si d'autres symptômes fonctionnels (ballonnements, douleurs abdominales) accompagnent la constipation.
Quand la constipation doit-elle conduire à une consultation médicale ?
La constipation occasionnelle ne nécessite pas de consulter. En revanche, prenez rendez-vous avec votre médecin si la constipation est récente et inhabituelle chez un adulte de plus de 50 ans sans cause évidente identifiable, si elle s'accompagne de sang dans les selles, d'une perte de poids inexpliquée, de douleurs abdominales intenses ou de fièvre, si elle alterne avec des épisodes de diarrhée (signe possible d'un syndrome de l'intestin irritable), si elle résiste à deux semaines de traitement laxatif bien conduit, ou si elle survient chez un enfant avec des douleurs ou un retentissement sur son alimentation. Ces signaux peuvent indiquer une pathologie sous-jacente qui ne relève pas de l'automédication.